Football Johan Walem ne le cachait pas : les Belges se sont mis eux-mêmes en difficulté.

Quatre tirs et trois buts concédés. Et une défaite qui fait mal. Les Diablotins ont quitté Reggio Emilia tête baissée. Avec un sentiment de gâchis, surtout après 25 premières minutes très intéressantes, où le match aurait pu être plié.

"On avait fait un super début de match puis on a un peu baissé le rythme des échanges et on a eu plus de difficultés" , avouait Johan Walem. "On avait répété de ne pas ouvrir l’axe, c’est comme ça que nous avons encaissé le premier but car ils ont de bons joueurs en infiltration et en finition. On avait également mis l’accent sur les coups de pieds arrêtés. Mais là encore, on a encaissé. Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes."

Du moins à ceux qui étaient présents sur le terrain. Car on ne peut s’empêcher de se dire que les choses auraient été différentes si Zinho Vanheusden avait été présent dans les rangs belges. "Les excuses sont faites pour s’en servir… On a tenté d’abaisser la marge d’erreur, qui est normale en U21, mais dans un tournoi comme celui-ci être efficace est essentiel."

Tant défensivement qu’offensivement. "On a eu les opportunités de finir le match à 0-1 mais la concrétisation a manqué. C’est ça, le haut niveau. On doit l’accepter et repartir de l’avant."

Il faut désormais accepter cette défaite et penser à… l’Espagne, que la Belgique défiera mercredi. "J’espère voir le sursaut d’orgueil que je n’ai pas vu ce dimanche, si ce n’est en toute fin de match ", terminait Walem. "Ce sera encore plus dur ? Certainement mais si on veut encore rêver du barrage pour les Jeux olympiques, on va devoir saisir nos opportunités. On doit analyser la défaite, se reposer et garder la tête haute pour passer à autre chose, et prester à un haut niveau. Et pas seulement durant 25 minutes."