Cette nouvelle stratégie remplacera le "baromètre" qui avait été reporté à deux reprises par le comité de concertation, avant d'être totalement abandonné.

Deux phases de gestion sanitaire

Cet outil simplifié comportera donc, comme annoncé, deux phases : la première se concentrera sur la baisse des infections afin de sortir de la crise, tandis que la deuxième aura pour but d'empêcher une troisième vague.

La phase descendante a pour but de faire baisser les chiffres liés aux contaminations le plus rapidement possible. Elle permet donc d'appliquer les mesures strictes que l'on connaît. Les différents ministres ont répété, à plusieurs reprises, vouloir faire preuve de prudence absolue dans la gestion de l'épidémie.

Le ministre a annoncé que pour envisager un assouplissement des mesures, et donc passer d'une phase à l'autre, il faudra atteindre plusieurs chiffres clés : moins de 800 contaminations par jour et maximum 75 hospitalisations par jour. Il faudra que les indicateurs continuent à s'améliorer une fois ces indicateurs atteints. Seulement à ce moment-là, le comité de concertation pourra envisager un assouplissement des mesures.


Si cette stratégie a été créé afin de pouvoir guider les décisions, ce sont bien les politiques qui auront le dernier mot.

Un "baromètre 2.0" attendu

Le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) avait évoqué cette nouvelle stratégie plus tôt dans la semaine, à travers un "baromètre 2.0" qui a été soumis au comité de concertation ce vendredi. "J’espère que nous parviendrons à un accord, avait déclaré M. Vandenbroucke. Le premier baromètre avait différents niveaux. Maintenant, on passe à une réflexion binaire. Ce sera un baromètre plus simple."

Présent sur le plateau de la VRT ce week-end, le Premier ministre Alexander De Croo avait également affirmé qu'il n'y avait que deux actions possibles. "Restreindre: c'est réduire les chiffres grâce à des mesures strictes. Et contrôler: garder les chiffres bas", expliquait-il.