Il exhorte les autorités à mieux informer la population pour éviter que le médecin de famille ne soit sollicité à tout bout de champ. Le Collège de médecine générale, qui ambitionne de représenter le secteur en Belgique francophone, demande aux autorités de mieux informer la population sur les procédures à respecter en cas de contamination ou de foyer.

Les médecins généralistes témoignent d'un trop grand nombre de demandes qui ne sont pourtant pas "exigées, nécessaires ou légales", explique Paul De Munck, administrateur du Collège. Le Collège veut qu'il soit clairement établi qu'un certificat n'est pas obligatoire dans une série de cas, comme pour des enfants non malades qui fréquentent une classe ou une école où un foyer a été détecté, pas plus que pour prouver l'aptitude à reprendre les cours après une quarantaine.

Le Collège rappelle aussi qu'un certificat est inutile pour les enfants de moins de cinq ans, n'étant pas soumis à l'obligation scolaire. Il souhaite que les employeurs soient également informés qu'il n'est pas nécessaire qu'un travailleur concerné par un foyer dans l'entreprise demande un certificat de mise en quarantaine et des prescriptions de testing.

"Il faut que les citoyens, les employeurs, les directeurs d'école, la médecine du travail... aient la même information", souligne M. De Munck. Il faut de la clarté pour soulager quelque peu les médecins généralistes qui "ne savent pas comment ils vont pouvoir traiter leurs patients avec la grippe saisonnière" qui arrive. Ces demandes administratives prennent trop de temps et empêchent de soigner au mieux les malades, dénonce le Collège de médecine générale.

Ce dernier a en outre décidé de réunir lundi par vidéoconférence des représentants de l'Office national de l'enfance (ONE), des services de promotion de la santé à l'école, de la médecine du travail et de la taskforce pédiatrique, afin qu'ils déterminent ensemble un unique message à délivrer à la population. "Mais on demande aux pouvoirs publics qu'ils fassent un grand effort de communication. On espère qu'ils vont réagir plus vigoureusement qu'ils ne l'ont fait hier (mercredi)", lors du Conseil national de sécurité, lance M. De Munck, qui salue toutefois certaines décisions prises qui répondent en partie aux revendications du Collège.