"Certaines mesures vont être assouplies, mais d'autres doivent être maintenues", annonçait d'emblée la Première ministre, ce mercredi 23 septembre, lors de la conférence de presse qui suivait le Conseil National de Sécurité. Outre un relâchement de la bulle, Sophie Wilmès a annoncé une diminution de la durée de la quarantaine ainsi que la fin de l'obligation du port du masque à l'extérieur (hormis dans les lieux fort fréquentés). L'objectif de ce nouveau Conseil National de Sécurité était avant tout de regagner la confiance des Belges et leur adhésion aux règles sanitaires. Mais, face à la Chambre, la Première ministre a tenu à rappeler que le gouvernement n'hésiterait pas à sévir s'il le fallait. "Je peux déjà vous dire qu'il y a de très grandes chances que nous imposions plus de restrictions à court terme, car l'évolution de la situation sanitaire dans notre pays n'est pas favorable", a expliqué Sophie Wilmès.

En effet, comme présenté par la libérale lors du CNS, un baromètre devrait voir le jour dans les semaines à venir. Son objectif est d'étudier la situation épidémiologique en fonction d'un code couleur, permettant d'associer à chaque situation des mesures sanitaires nécessaires. Le nombre de contacts rapprochés sera, par exemple, adapté en fonction de ce baromètre, basé sur l'évolution des hospitalisations.


De vives critiques

Les députés ont reproché à la Première ministre d'avoir annoncé la mise en place d'un dispositif qui n'était pas encore au point. "La confiance met du temps à s'installer et peut disparaître très rapidement", a notamment reproché Meryam Mitir (sp.a). "L'image que nous avons pu voir hier est récurrente: le gouvernement a un plan, une idée, mais ne parvient pas à la mettre en oeuvre. Vous parlez d'un baromètre, mais il n'est pas encore là." D'autres voix se sont élevées pointant un assouplissement des mesures trop précoce, au vu de l'évolution de la situation sanitaire. "Êtes-vous convaincue de prendre le bon virage au bon moment ?", a ainsi demandé Eliane Tilleux (PS).