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Au moins 160 personnes ont été tuées au cours des cinq derniers jours dans le territoire de Djugu, dans la province de l'Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo), théâtre d'une nouvelle flambée de violences à caractère ethnique, a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi, citant des sources locales. Environ 140 nouveaux corps sans vie ont été découverts samedi dans la localité de Tché dans le groupement Losandrema en territoire de Djugu, a indiqué le président de la société civile de Bahema Nord, Charité Banza Bavi.

Ces dépouilles ont été découvertes par la population dans la brousse après l'attaque des hommes armés de fusils et d'armes blanches menée dans la nuit de mardi à mercredi, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

Ces corps s'ajoutent aux 21 autres découverts samedi dans les localités de Pawi, Tshinji et Zendro, dans le groupement Dendro.

Ce qui donne un bilan de ce 161 corps dénombrés, a ajouté la radio onusienne.

M. Banza a souligné qu'il s'agissait d'un bilan provisoire, plusieurs personnes étant encore portées disparues.

Les violences avaient débuté vendredi dernier et se sont amplifiées à partir de lundi dans le territoire de Djugu, au nord du chef-lieu de l'Ituri, la ville de Bunia.

Elles renvoient au conflit entre les communautés hema et lendu qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003 dans cette province riche en or, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud.

Le conflit avait pris fin avec l'intervention d'une force européenne nommée Artémis sous commandement français, qui avait permis un renforcement du dispositif des Casques bleus.