"Nous prévoyons tous de voter depuis l'espace", a dit mardi Shannon Walker, qui s'envolera le 31 octobre pour l'ISS avec deux autres Américains et un Japonais à bord d'une fusée SpaceX, lors d'une conférence de presse de la Nasa.

"La Nasa travaille très bien avec les diverses organismes électoraux, car on habite tous des comtés différents. C'était plus simple pour nous de dire qu'on votera depuis l'espace", a ajouté l'astronaute.

Une autre Américaine, Kate Rubins, qui rejoindra l'ISS par une fusée russe mi-octobre, a dit la semaine dernière qu'elle aussi voterait depuis l'ISS, avec un bulletin par correspondance, une option que par ailleurs des dizaines de millions d'électeurs au sol devraient utiliser cette année à cause de la pandémie.

Les règles de vote aux Etats-Unis varient d'un Etat à l'autre et souvent d'un comté à l'autre, mais au Texas, où sont basés les astronautes américains, une loi a été adoptée en 1997 pour explicitement prévoir la procédure de vote depuis l'espace. Depuis 2000, l'ISS est occupée en permanence par des Américains et des Russes, qui y restent généralement six mois.

Les autorités électorales de la région de Houston, où se trouve le centre spatial Johnson, ont créé des bulletins de vote électroniques et cryptés qui sont envoyés aux astronautes via la Nasa. Par e-mail, les astronautes reçoivent aussi des identifiants uniques leur permettant d'accéder au bulletin, de le remplir et de le renvoyer sur Terre, aux autorités du comté, selon le musée de l'air et de l'espace.

La procédure est pratiquement la même que pour les autres Américains qui votent par correspondance, avec une différence majeure: l'adresse remplie par l'équipage est "orbite terrestre basse".