Football

Les championnes du monde américaines, sans leurs stars Alex Morgan ni Megan Rapinoe, ont facilement déroulé leur partition dimanche contre le Chili (3-0), un succès qui qualifie en 8e de finale du Mondial les partenaires de l'historique Carli Lloyd.

Le choc entre la "Team USA" et la Suède, toutes deux qualifiées, ne sera pas sans enjeu jeudi au Havre puisqu'il déterminera l'identité du leader du groupe F. Et il offrira un premier adversaire plus relevé aux Américaines, sans pitié avec la Thaïlande (13-0) pour leur entrée dans le tournoi.

Dimanche, elles se sont permis le luxe d'une revue d'effectif face à une équipe du Chili qui, pour sa première participation en Coupe du monde, n'a pas fait le poids malgré une abnégation non feinte.

"Il y a beaucoup de matches dans ce tournoi et si nous voulons aller loin, il faut une certaine rotation", s'est justifiée la sélectionneuse Jill Ellis qui a réalisé sept changements par rapport au match précédent contre la Thaïlande.

Les vedettes d'attaque Morgan et Rapinoe laissées sur le banc, la vétéran Carli Lloyd a repris le flambeau avec talent et efficacité.

Lloyd dans l'histoire

Désignée capitaine du jour, la N.10 américaine s'est offert un doublé pour l'histoire. Jamais avant elle une joueuse n'avait marqué lors de six matches d'affilée dans la compétition reine, c'est désormais chose faite!

L'attaquante de 36 ans est d'abord venue fouetter du pied gauche un ballon repoussé par la défense sud-américaine (11e), laissant sans réaction la très sollicitée Christiane Endler.

La joueuse du Sky Blue FC, qui a tiré sur le poteau dès l'entame du match (4e), a remis le couvert sur un corner repris de la tête (35e), sans que la gardienne du Paris SG ne puisse s'interposer.

Entre deux, c'est la tête smachée de Julie Ertz (26e), une des quatre rescapées du match contre la Thaïlande, qui a trompé Endler.

Lloyd aurait pu inscrire un triplé mais elle a manqué un penalty en fin de partie (81e).

"Je me sens plus forte que jamais, concentrée, je sais ce que je dois faire", a commenté l'habituelle remplaçante, devenue en France la deuxième buteuse la plus âgée en Coupe du monde.

Dans un Parc des princes aussi complet (45.600 spectateurs) qu'ensoleillé, les deux équipes ont livré une prestation engagée qui a enthousiasmé les supporters américains, venus en nombre et en famille.

Le public chilien, après avoir entonné un vibrant hymne a capella, n'a malheureusement pas eu beaucoup d'occasions d'espérer. Sur une des rares incursions en territoire adverse, la "Roja" a pourtant trouvé la faille sur coup-franc... mais le but a été invalidé pour hors-jeu (22e).

Les Chiliennes ont subi sans discontinuer le pressing étouffant des triples championnes du monde (1991, 1999 et 2015) et elles n'ont encaissé "que" trois buts grâce aux multiples parades d'Endler (14e, 48e, 55e, 58e, 66e, 74e), irréprochable.

"La seconde période a été meilleure, mais grâce à Dieu nous avons Christiane qui est une gardienne de niveau mondial, galactique, extraordinaire... Nous avons la chance de l'avoir et nous devons essayer de nous hisser à son niveau", a déclaré la milieu chilienne Daniela Pardo.

Les Etats-Unis rejoignent la France, les Pays-Bas ou encore l'Allemagne au rang des nations qualifiées en huitième de finale après seulement deux matches.