Il pourra être réactivé, si la situation aux urgences ou pour les médecins généralistes le nécessitait. 

Ce dimanche matin, la province de Namur comptabilisait 268 personnes officiellement infectées par le coronavirus. Il s’agit principalement de personnes qui ont dû être hospitalisées depuis le début de l’épidémie, dont une partie en unité de soins intensifs. Ce nombre ne tient pas compte des personnes potentiellement atteintes par le Covid-19 et présentant des symptômes à la maison. Ces personnes ne sont pas testées.

Avec ce nombre officiel - 268 malades - la province de Namur se classe comme celle qui est proportionnellement la moins touchée. La province de Luxembourg présente 210 cas, mais aussi moins d’habitants. Les experts ne crient pas victoire car le pic de l’épidémie n’a pas encore été atteint. Néanmoins, il est rassurant de voir que les hôpitaux ne sont pas saturés.

Ce dimanche, le poste médical d’orientation, qui gérait les arrivées en masse vendredi, a fermé devant le CHR de Namur. Parallèlement, on notait que plusieurs malades du coronavirus admis à Mont-Godinne venaient de l’extérieur de la province de Namur. Ce qui ne veut pas dire que le Namurois est tiré d’affaire, simplement que le dispositif ne déborde pas.

"La situation est restée calme ce week-end dans le poste médical d'orientation ouvert devant le CHR de Namur. Ce PMO peut donc être mis en veille. Il pourra être réactivé, si la situation aux urgences ou pour les médecins généralistes le nécessitait. L'ouverture ce week-end a permis de tester le dispositif et l'accueil de patients et de proposer quelques améliorations: des check-lists ont été réalisées pour l'ouverture et la fermeture du poste et quelques aménagements pratiques ont été effectués. Merci au personnel et aux bénévoles qui ont assuré les gardes durant ces trois jours", indique Denis Mathen, gouverneur de la province de Namur

Les efforts et le confinement doivent se poursuivre si l’on ne veut pas observer une pénurie de lits. Les interventions du bourgmestre Maxime Prévot et du chef de corps de la zone de police Namur Capitale, Olivier Libois, sont allées en ce sens durant le week-end.

Le premier espérait des mesures plus strictes pour barrer la route au Covid-19. "Je pensais que c’était l’occasion de pouvoir passer à une étape supérieure d’autant que les esprits étaient mûrs" , a déclaré Maxime Prévot après l’annonce de la prolongation du confinement au 19 avril.

Le second se réjouit de la perception immédiate des amendes administratives communales, sans devoir inonder le parquet de procès-verbaux ni l’agent sanctionnateur de dossiers à étudier.

Pour rappel, sur le territoire de la ville de Namur, le non-respect des règles de confinement coûte 350 € (la SAC maximale) aux contrevenants.

Magali Veronesi