Les bourgmestres de la Côte dénoncent un taux d'occupation trop élevé des trains en direction du littoral belge et le gouverneur de la province de Flandre occidentale envisage une action en justice.

Les touristes sont nombreux à se déplacer pour profiter du soleil à la Côte mercredi, provoquant ainsi un afflux important dans les gares. "Nous constatons une affluence de voyageurs plus importante en comparaison à un mercredi normal", affirme M. Temmerman. "Le personnel de sécurité a été déployé dans les gares principales pour répartir et gérer le flux de navetteurs".

"Nous avons soudainement été informés que sept trains avec un taux d'occupation de plus de 100% étaient en route vers la Côte", fulmine le bourgmestre d'Ostende, Bart Tommelein. "C'est inimaginable et inacceptable. Quand la SNCB mettra-t-elle en place un système de notification pour éviter ce genre de situation? "

La bourgmestre de Blankenberge, Daphné Dumery, indique avoir dû retirer en toute hâte des agents d'une opération de circulation afin de les dépêcher à la gare. "Nous avons, peu avant l'arrivée du premier train bondé, été informés par la SNCB du taux d'occupation évalué à 100%. Plus tard, c'est un train occupé à 130% qui est arrivé en gare", souligne-t-elle.

Du personnel a par ailleurs été mobilisé dans la rue principale de la ville pour disperser le flot de visiteurs venant du train. "Le port du masque n'est pas obligatoire sur la digue actuellement mais les gens savent qu'il faut le mettre lorsqu'il y a beaucoup de monde", ajoute Mme Dumery.

"Ces problèmes persistent depuis l'été passé et, malgré plusieurs consultations, la SNCB ne prend pas ses responsabilités", affirme le gouverneur de la province de Flandre occidentale Carl Decaluwé, qui plaide pour une solution structurelle et envisage d'intenter une action en justice. "La SNCB aussi doit faire respecter les règles sanitaires en s'assurant que l'occupation des trains ne dépasse pas les limites", dit-il. "S'il n'y a pas de changement, j'engagerai des huissiers et m'adresserai au tribunal. Nous fermerons même des gares si nécessaire.", conclut-il.

Une réunion entre le ministère de l'Intérieur et la cellule de crise est prévue jeudi.