. Le club gaumais s'est défendu jeudi devant le Tribunal de première instance de Bruxelles pour être réintégré en D1B mais le juge ne rendra pas sa décision avant septembre vu la complexité du dossier. "Nous restons convaincus que nous serons toujours intégrés en D1B", a réagi Martin Hissel, l'avocat de Virton, vendredi.

Après s'être vu refuser sa licence par la Commission des Licences et deux fois par la Cour belge d'arbitrage pour le sport (CBAS), Virton avait lancé différentes procédures pour jouer en D1B la saison prochaine. Dans l'attente d'autres jugements, par exemple sur une demande de dommages et intérêts de 15 millions d'euros, le club luxembourgeois a demandé la suspension du début de la saison en D1B. Cela n'arrivera pas, car le juge des référés de Bruxelles a besoin d'un peu plus de temps pour se familiariser avec cette affaire complexe.

Même si deux journées auront déjà été disputées en D1B, Virton espère toujours prendre la place des U23 du Club de Bruges. "Nous sommes assez confiants dans notre affaire. Le noeud du problème est de savoir si le dossier de licence de Virton était correct. Nous pensons que nous avons essentiellement rempli les conditions. De nouveaux éléments ont été mis en lumière, à savoir le gain de cause obtenu par Waasland-Beveren dans la procédure en référé à Termonde. Les Waeslandiens avaient raison dès le départ, mais il a fallu recourir à des procédures différentes pour réveiller les bobos du football belge", a déclaré maître Hissel.

Virton se sent renforcé par l'auditeur de l'Autorité belge de la concurrence (ABC) et a tiré de l'évaluation 'prima facie' du Collège de la concurrence un élément qui pourrait également servir à sa propre affaire. Selon le club, l'Union belge de football ne devrait pas exclure les contrats de sponsoring pour évaluer la pérennité d'un club s'ils proviennent d'"entités affiliées". Dans le cas de Virton, il s'agit de la société Leopard, qui fait partie du portefeuille du propriétaire du club, Flavio Becca. Selon le club, l'ABC aurait confirmé cette déclaration.

En outre, Virton était également aux prises avec des arriérés d'impôts et de cotisations d'ONSS, mais l'ABC a déclaré qu'il serait disproportionné d'exclure un club du football professionnel pour cette seule raison. Néanmoins, l'ABC n'a pas pris de mesure provisoire et Virton a contesté cette décision devant la Cour d'appel de Bruxelles.