La chambre du conseil de Dinant a statué ce mardi matin. 

Frédéric V. a été reconnu comme l'auteur d'un assassinat et de trois tentatives d'assassinat, par empoisonnement. La chambre du conseil reconnait également qu'il n'est pas responsable de ses actes. Il souffrait de graves troubles mentaux au moment des faits et en souffre encore aujourd'hui. Il ne sera pas jugé ni déclaré coupable. Il sera interné dans un hôpital psychiatrique.

Frédéric V., cet infirmier indépendant de Fosses-la-Ville, est placé sous mandat d’arrêt depuis le 14 septembre 2018. Il est depuis détenu dans l’aile psychiatrique de la prison de Namur.

À la base, des témoignages évoquaient 17 cas d’empoisonnement de patients. Le parquet s’est penché sur 10 cas pour finalement l’inculper d’un meurtre et de trois tentatives de meurtre, chaque fois par empoisonnement (ce qui induit la préméditation).

La victime, décédée le 4 septembre, avait 87 ans. Elle était résidente au home La Méridienne à Meux, où Frédéric travaillait à mi-temps tout en ayant d’autres patients par ailleurs. Elle avait été hospitalisée à Namur le matin du jour de sa mort. Elle n’était pas diabétique. Elle était en parfaite santé même.

Les quatre cas suspects ont été détectés soit à La Méridienne soit à Namur. Lors du meurtre, c’est à coups d’injection d’insuline que Frédéric V. a agi. Pour les trois tentatives dont il reste soupçonné, c’est plus trouble. Dans notre édition du 5 septembre, Charlotte Fosseur évoquait “ des substances qui peuvent donner la mort ”.

 Deux expertises psychiatriques le reconnaissent comme non responsable de ses actes. Il souffrait, au moment des faits, de troubles mentaux graves qui ont aboli ou fortement altéré sa capacité de discernement. Et il en souffre encore aujourd’hui. Le parquet réclamait donc son internement.

La chambre du conseil  a ordonné son transfert dans un hôpital psychiatrique sécurisé.

Dans ce dossier, il y a deux familles qui se sont portées partie civile, dont la famille de la personne décédée, ainsi que la Méridienne.