Cette déclaration intervient un jour après la sortie des libéraux et des écologistes qui s'inquiètent du projet institutionnel des préformateurs Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS). Pour le président social-chrétien flamand, il est important que De Wever et Magnette, les présidents des deux plus grandes formations politiques du pays, soient de la partie dans les négociations fédérales. "Au cours de l'année écoulée, tout le monde a espéré qu'ils entrent dans la danse", a dit Joachim Coens. "C'est désormais chose faite. Ils ont plus ou moins un consensus et les négociations se poursuivent. Les gens s'attendent à ce qu'ils continuent à discuter et qu'ils aboutissent finalement à une solution."

Le président du CD&V reconnaît que la composition du parlement complique la formation du gouvernement. "Il y a de nombreuses lignes de fractures, et une synthèse des discussions devra être faite. Chacun devra mettre de l'eau dans son vin." Le parti chrétien-démocrate flamand a également formulé plusieurs remarques concernant la note présentée par les préformateurs.

Chargés de mission royale depuis le 20 juillet, les préformateurs Bart De Wever et Paul Magnette sont parvenus à constituer une "bulle de cinq" partis disposés à entamer des discussions en vue de former un nouveau gouvernement fédéral. Cette bulle comprend le PS, le sp.a, la N-VA, le CD&V et le cdH. Elle ne dispose toutefois que de 69 sièges sur les 150 que compte la Chambre. L'appoint d'au moins un parti supplémentaire est donc nécessaire et les préformateurs ont multiplié les contacts avec les libéraux et les écologistes.

Ces derniers seront reçus ce vendredi par les préformateurs, tandis que les missionnaires royaux sont attendus au Palais lundi pour un nouveau rapport au Roi. "Il faut dire clairement avec quels partis nous allons nous asseoir à la table des négociations. Le gouvernement (de Sophie Wilmès) a reçu la confiance jusque fin septembre. En ce qui nous concerne, il faut tenir compte du facteur temps."