Après avoir cristallisé les tensions autour de sa propre personne lors des négociations menées en vue de la formation d’un gouvernement, Georges-Louis Bouchez jouait la carte de la désescalade en présentant ses excuses aux négociateurs heurtés par l’interview accordée à Humo. Ce mercredi soir pourtant, le président du MR a répondu à la lettre ouverte que lui avait adressée David Soors, président du MR louviérois.

S’il ne répond pas vraiment aux critiques que lui adresse son homologue louviérois, Georges-Louis Bouchez revient en revanche sur ces dernières houleuses semaines. "J'aimerais rappeler que jouer l’homme n’a jamais rapproché la classe politique d’un accord", écrit-il. "En dépit de certaines tensions relativement normales dans une négociation et liées à notre position visant à doter d’une empreinte libérale le futur accord de gouvernement, je me donne corps et âme pour un accord ambitieux pour notre pays."

Alors que David Soors évoquait une attitude provocatrice et n’hésitait pas à oser la comparaison avec Sarkozy "à la sauce belge" , Georges-Louis Bouchez se dit affecté. "Je peux te dire que beaucoup de mensonges figurent dans les articles de presse qui sont parus. Je ne peux que regretter que certains me jugent sur des articles de presse inexacts et parfois injurieux. Je fais l’objet d’un bashing car certains points sur la table ne m'ont pas paru équilibrés. Je ne l’explique pas dans la presse car je ne veux pas envenimer les choses. Cela n'est néanmoins pas agréable humainement de lire tant de faussetés."

Malgré une confiance visiblement retrouvée entre négociateurs, le président du MR semble donc toujours marcher sur des œufs. "Nos contradicteurs ont décidé de m’attaquer personnellement et c’est justement pour préserver les chances d’obtenir un accord que je ne réponds pas aux critiques dont je fais l’objet. C’est nécessaire pour le pays. Je te rassure, je travaille à un accord de gouvernement solide et équilibré et compte bien que cela aboutisse prochainement." Assurant que les libéraux "ne courberont pas l’échine", Georges-Louis Bouchez n’a visiblement pas dit son dernier mot.

Dans sa publication mercredi, David Soors réitérait son soutien à son président de parti mais s'exprimait sans langue de bois, reprochant à son dernier "un côté bling-bling, une omniprésence et des avis sur tout y compris les sujets les plus sensibles, des phrases choc et une accumulation de mandats ne permettant pas une totale disponibilité."