1. Discours d'investiture le 20 janvier 2017
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Dans son discours d'investiture à Washington, Donald Trump peint un tableau sombre des Etats-Unis, évoquant notamment une mauvaise situation économique et une criminalité galopante avec des rues gangrénées par les gangs. Il accuse aussi les politiques d'être des opportunistes gâtés ayant prospéré au détriment de la population. Il s'engage à mettre un terme à "ce carnage américain".Dès le lendemain, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer ne pouvait dissimuler sa nervosité devant les journalistes en affirmant - contre toute évidence apportée par les photos aériennes de l'événement - que les spectateurs présents à l'investiture étaient bien plus nombreux que pour Barack Obama en 2009, et que les médias américains étaient partisans et dans l'erreur. En moins d'une journée, la présidence Trump avait déjà généré une controverse sur son traitement des faits. Deux jours après l'investiture, Kellyanne Conway, conseillère du Président, introduisait la notion d' "Alternative Facts" lors d'une conférence de presse.> Les 100 premiers jours de Donald Trump en 30 imagesSans coup férir, le 27 janvier le président signe un décret imposant une interdiction d'entrée sur le territoire à des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, pour 90 jours. La totalité des réfugiés sont eux interdits d'entrée pour 120 jours. Donald Trump affirme alors qu'il s'agit d'éviter l'accueil de terroristes. Le décret - auquel Trump a donné le nom de muslim ban - a été torpillé à deux reprises par la Cour suprême, mais a été adopté sous une forme légèrement modifiée en septembre 2017. Suite à l'interdiction de voyage, les citoyens d'Iran, du Yémen, de Libye, de la Corée du Nord, de la Syrie, du Tchad et du Venezuela ont subi des restrictions de visa.> Le Muslim Ban ou la cruauté de TrumpIl s'agissait de la proposition de campagne la plus controversée du candidat Trump à l'investiture républicaine, puis à la présidence: la construction d'un mur sur l'ensemble de la frontière américano-mexicaine, censé prévenir l'arrivée sur le sol américain de migrants illégaux en provenance pour la plupart d'Amérique centrale. De plus, il assurait que le Mexique honorerait la facture.En 2018, le gouvernement américain est entré en cessation d'activités après que les démocrates ont résisté aux demandes du président de voir allouer cinq milliards de dollars à la construction du mur. A quelques mois du terme de son mandat, Donald Trump ne peut se vanter que d'avoir fait construire 300 kilomètres du fameux mur, dont la quasi-intégralité concerne des portions déjà en place et qui devaient être remplacées. Le Mexique n'a jamais déboursé d'argent pour la construction de ces infrastructures.> Elections USA: Trump a-t-il tenu ses promesses de campagne ? (quiz)Le 12 août 2017, à Charlottesville, une manifestante antiraciste se fait écrasée par une voiture qui était conduite par un suprémaciste blanc. En renvoyant dos à dos militants d'extrême droite et manifestants antiracistes à plusieurs reprises, Donald Trump avait provoqué un tollé aux Etats-Unis et partout dans le monde. Quelques heures après les violences survenues à Charlottesville, le président américain a condamné "dans les termes les plus forts ces démonstrations flagrantes de haine, de bigoterie et de violence de tous les côtés, de nombreux côtés".> Qui sont ces "American nazis" ?Ce fut l'un des moments les plus contestés du mandat de Donald Trump : la séparation des enfants de migrants clandestins de leurs parents. Devant le tollé provoqué par cette politique dite de "tolérance zéro", le président avait lui-même mis fin, pendant l'été 2018, à ces mesures délibérées, destinées à terroriser les migrants et à les dissuader de franchir la frontière américano-mexicaine."Nous ne voulons pas que les gens se déversent dans notre pays", a tonné le président américain avait-il expliqué lors d'un discours. Or comme les mineurs ne peuvent être envoyés en prison avec leurs proches adultes, il faut "séparer les enfants", avait-t-il conclu.Pendant des mois, Robert Mueller, procureur spécial, a enquêté sur l'ingérence russe présumée dans les élections de 2016 et l'obstruction possible de la justice par le président Donald Trump. Lors de son rapport final de plus de 400 pages rendu le 22 mars 2019, très attendu par les démocrates, le procureur spécial a décrit les efforts russes pour aider Donald Trump à être élu en 2016, mais ajoute ne pas avoir rassemblé de preuves d'une collusion entre Moscou et son équipe de campagne, malgré des contacts répétés. Il détaille par ailleurs une série de pressions troublantes exercées ensuite par le locataire de la Maison Blanche sur son enquête et se dit, cette fois, incapable de le blanchir des soupçons d'entrave à la justice. > Enquête russe: les principales déclarations du procureur MuellerLe président américain, Donald Trump, a été acquitté par le Sénat, mercredi 5 février, lors du procès en destitution initié en décembre 2019 par la Chambre des représentants, à majorité démocrate.Le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Trump ne s'était pas rendu coupable d'abus de pouvoir. Par 53 voix sur 100, il a également estimé qu'il ne s'était pas rendu coupable d'entrave à la bonne marche du Congrès. L'opposition réclamait la destitution du président américain pour avoir essayé de forcer l'Ukraine à "salir" son possible adversaire à la présidentielle Joe Biden, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour le pays. Le 25 juillet dernier, Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il l'aurait, lors de cet appel, encouragé à enquêter sur le fils de Joe Biden et demandé à l'Ukraine "d'examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption".> Destitution : l'imperturbable Trump sera-t-il perturbé ?" I can't breathe ", " I can't breathe " : ce sont les derniers mots de George Floyd, empêché de respirer pendant plus de huit minutes jusqu'à en mourir le lundi 25 mai à Minneapolis sous le genou du policier Derek Chauvin. Des mots qui ont résonné comme le nouveau cri de révolte des Afro-Américains et de leurs soutiens aux Etats-Unis et dans le monde.> Racisme policier: le genou à terre, protestation planétaireLe 1er juin 2020, le président américain Donald Trump a effectué une visite surprise devant l'église Saint John, bâtiment emblématique proche de le Maison Blanche surnommé "l'église des présidents" et dégradé en marge d'une manifestation contre le racisme. "Nous avons un grand pays", a-t-il alors déclaré, tout en se faisant photographié une bible à la main. "C'est le plus grand pays du monde. Et nous allons garantir sa sécurité."> Guillaume Debré: "L'objectif de Trump est de diviser le pays" (entretien)Le vendredi 2 octobre, Donald Trump a annoncé être atteint, comme sa femme Melania et une bonne partie de sa garde rapprochée, de la Covid-19. Infecté par un virus dont il a longtemps négligé l'ampleur. Transporté à l'hôpital militaire Walter Reed, le locataire de la Maison-Blanche a toutefois vu son état de santé se stabiliser progressivement quittant l'hôpital le 5 octobre pour reprendre aussitôt ses activités à la Maison-Blanche. Du message public sur la maladie délivré par les deux candidats pourra dépendre une partie du résultat du scrutin. > Pour Trump, la campagne n'attend pas (analyse)