Au centre des débats se trouve toujours le budget. Les sept partis planchent non seulement sur le budget de l'année prochaine mais également sur une trajectoire pluriannuelle jusqu'à la fin de la législature, soit 2024. Ils devront également trancher la question du "casting", en particulier l'identité du futur Premier ministre qui sera normalement l'un des deux formateurs, Paul Magnette (PS) ou Alexander De Croo (Open Vld).

La conclusion des travaux menés par les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V est attendue en principe ce mardi. Une déclaration gouvernementale est inscrite à l'ordre du jour de la Chambre jeudi après-midi et, d'ici là, les différents partis doivent tenir leurs congrès de participation.

"Il faut que chacun se dise que l'on doit trouver un accord dans les prochaines heures", a souligné M. Magnette à son arrivée. "Cela reste tout à fait possible d'avoir un gouvernement le 1er octobre", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas de blocage particulier", a assuré le président du MR, Georges-Louis Bouchez.


Le libéral francophone ne semble toutefois pas s'accrocher à la date du 1er octobre. "Si on le fait en quatre jours de plus, ce n'est pas dramatique", a-t-il expliqué. "Ce sera peut-être le 2 ou le 3, impossible de le dire aujourd'hui".

L'élaboration d'un budget implique d'arbitrer les demandes des uns et des autres, parfois difficilement conciliables.

"Je n'ai encore jamais connu de budget qui ne donne pas lieu à des discussions entre la gauche et la droite", a fait remarquer le chef de groupe CD&V à la Chambre, Servais Verherstraeten, selon qui "nous atterrirons au centre", là où les chrétiens-démocrates se sentent le mieux, entre la nécessité d'entendre les besoins sociaux et l'importance de soutenir les entrepreneurs.

Les libéraux rappelaient lundi qu'il voulaient une "trajectoire budgétaire maîtrisée" à l'heure où les déficits s'envolent. "Un euro, on ne le dépense qu'une fois. Il y a des fameux trous dans le budget, on ne peut pas les laisser s'agrandir au cours de cette législature. Il faudra faire des efforts pour mettre de l'ordre dans nos finances sans trop d'impôts pour notre pays", a expliqué le président de l'Open Vld, Egbert Lachaert.