Bart De Wever compte bien profiter de la séquence politique ouverte par les sorties exaspérées de Paul Magnette (PS - qui ne veut plus parler avec la N-VA), la démission du missionnaire Koen Geens (CD&V - dénonçant le "coup de sabot" du PS) et les nouvelles consultations royales entamées ce lundi pour avancer ses pions. Lundi matin, en choeur avec Theo Francken, le président de la N-VA a tenté de profiter de la situation pour réitérer son désir de former un "front flamand". Ce n'est pas la première fois que le leader nationaliste tente de liguer toutes les forces politiques flamandes pour contrer les "diktas du PS et de Charleroi" (sic).

Un coup d'épée dans l'eau: tant Gwendolyn Rutten (Open VLD) que Joachim Coens (CD&V) ont refusé de participer à ce "langage guerrier". La première a réitéré sa préférence à une ligne commune avec les libéraux francophones. Le second a réitéré sa mise en garde : "Si les partis francophones continuent de rendre impossible une majorité néerlandophone, il y a un gros problème." Un coup pour rien, aussi : comme dans un jeu échec et mat, les partis se regardent en chiens de faïence. La Belgique reste suspendue à des intérêts partisans.

Paul Magnette, président du PS, avait été critiqué pour ses sorties de vendredi qui ont mis un terme à la mission de Koens Geens. Il tente de corriger le tir. Les socialistes francophones dénoncent eux aussi le "front flamand" proposé par Bart De Wever ("les masques tombent", s'écrient certains) et mettent désormais en avant leur volonté de "construire des ponts et non des fronts". Cela fait singulièrement songer au "plan B pour Belgique" des écologistes. Il y aurait un préaccord entre PS, Ecolo, DéFi pour tenter ensemble de former une Vivaldi sans la N-VA au fédéral que cela ne surprendrait personne. En attendant, que l'on parle de "front" ou de "ponts"... rien ne bouge, c'est une guerre de positions : les expressions fortes des uns renforcent les refus des autres et vice-versa.

Le roi Philippe a commencé son nouveau tour de consultations en recevant longuement Maxime Prévot, président du CDH, dont les propos ressemblent étrangement à une offre de service au palais : "Depuis des mois, les grands partis sont incapables de produire des solutions. Le centre a toujours été facteur de stabilité." S'il ne pèse plus grand-chose, le parti humaniste pourrait toutefois être bien utile pour soutenir une alternative, que ce soit en ouvrant la porte d'une coalition sans la N-VA ou en appuyant une formule sans le PS.

Pour pacifier le pays après cette nouvelle crise dans la crise, d'autres noms circulent comme ceux des libéraux flamands Alexander De Croo ou Patrick Dewael, mais leur parti a pour handicap de faire face très bientôt à des élections internes indécises et de s'être fâché avec la N-VA et de ne pas être au mieux avec le CD&V. Conner Rousseau, jeune président du SP.A, a vu aussi son nom cité parce que les socialistes flamands, comme les humanistes, ne pèsent plus grand-chose mais pourraient tenter de décapsuler l'une ou l'autre option. Quoi qu'il en soit, après la cartouche de taille que constituait Koen Geens aux yeux du palais, le prochain informateur ou pacificateur hérite d'une situation à la fois éclaircie (plus de dialogue PS - N-VA) et bien plus épineuse.

Et Georges-Louis Bouchez (MR)? Il continue ses tours de pistes. Son parti est au centre du jeu. Invité lundi matin de LN24, il appelait chacun à arrêter les blocages avec une tonalité très royale...qui n'aide pas forcément à ramener la sérénité.

Bart De Wever compte bien profiter de la séquence politique ouverte par les sorties exaspérées de Paul Magnette (PS - qui ne veut plus parler avec la N-VA), la démission du missionnaire Koen Geens (CD&V - dénonçant le "coup de sabot" du PS) et les nouvelles consultations royales entamées ce lundi pour avancer ses pions. Lundi matin, en choeur avec Theo Francken, le président de la N-VA a tenté de profiter de la situation pour réitérer son désir de former un "front flamand". Ce n'est pas la première fois que le leader nationaliste tente de liguer toutes les forces politiques flamandes pour contrer les "diktas du PS et de Charleroi" (sic). Un coup d'épée dans l'eau: tant Gwendolyn Rutten (Open VLD) que Joachim Coens (CD&V) ont refusé de participer à ce "langage guerrier". La première a réitéré sa préférence à une ligne commune avec les libéraux francophones. Le second a réitéré sa mise en garde : "Si les partis francophones continuent de rendre impossible une majorité néerlandophone, il y a un gros problème." Un coup pour rien, aussi : comme dans un jeu échec et mat, les partis se regardent en chiens de faïence. La Belgique reste suspendue à des intérêts partisans.Paul Magnette, président du PS, avait été critiqué pour ses sorties de vendredi qui ont mis un terme à la mission de Koens Geens. Il tente de corriger le tir. Les socialistes francophones dénoncent eux aussi le "front flamand" proposé par Bart De Wever ("les masques tombent", s'écrient certains) et mettent désormais en avant leur volonté de "construire des ponts et non des fronts". Cela fait singulièrement songer au "plan B pour Belgique" des écologistes. Il y aurait un préaccord entre PS, Ecolo, DéFi pour tenter ensemble de former une Vivaldi sans la N-VA au fédéral que cela ne surprendrait personne. En attendant, que l'on parle de "front" ou de "ponts"... rien ne bouge, c'est une guerre de positions : les expressions fortes des uns renforcent les refus des autres et vice-versa.Le roi Philippe a commencé son nouveau tour de consultations en recevant longuement Maxime Prévot, président du CDH, dont les propos ressemblent étrangement à une offre de service au palais : "Depuis des mois, les grands partis sont incapables de produire des solutions. Le centre a toujours été facteur de stabilité." S'il ne pèse plus grand-chose, le parti humaniste pourrait toutefois être bien utile pour soutenir une alternative, que ce soit en ouvrant la porte d'une coalition sans la N-VA ou en appuyant une formule sans le PS.Pour pacifier le pays après cette nouvelle crise dans la crise, d'autres noms circulent comme ceux des libéraux flamands Alexander De Croo ou Patrick Dewael, mais leur parti a pour handicap de faire face très bientôt à des élections internes indécises et de s'être fâché avec la N-VA et de ne pas être au mieux avec le CD&V. Conner Rousseau, jeune président du SP.A, a vu aussi son nom cité parce que les socialistes flamands, comme les humanistes, ne pèsent plus grand-chose mais pourraient tenter de décapsuler l'une ou l'autre option. Quoi qu'il en soit, après la cartouche de taille que constituait Koen Geens aux yeux du palais, le prochain informateur ou pacificateur hérite d'une situation à la fois éclaircie (plus de dialogue PS - N-VA) et bien plus épineuse.Et Georges-Louis Bouchez (MR)? Il continue ses tours de pistes. Son parti est au centre du jeu. Invité lundi matin de LN24, il appelait chacun à arrêter les blocages avec une tonalité très royale...qui n'aide pas forcément à ramener la sérénité.