"Si cette réforme voit le jour, 1 maternité sur 4 fermera ses portes en Wallonie", ce qui aurait de lourdes conséquences tant sur les autres hôpitaux contraints d'absorber la surcharge de travail que sur les futures mamans obligées de parcourir plus de kilomètres pour se retrouver au fil du temps dans des méga-structures impersonnelles, pointe ainsi le groupe PS à la Chambre.

"Les maternités doivent rester un service de proximité accessible financièrement et géographiquement pour les citoyens et les citoyennes, et non un produit de rentabilité économique. La qualité des soins pour les femmes et les nouveau-nés doit être au coeur de nos décisions politiques, avec un personnel médical qui travaille dans les meilleures conditions", commente pour sa part la députée socialiste Eliane Tillieux. "L'argument économique pour fermer des maternités, ce n'est pas notre conception de la santé", ajoute-t-elle.

"Les écologistes ont toujours été ouverts et même demandeurs de réformes des soins de santé, donnant la priorité aux soins de première ligne et favorisant les synergies entre hôpitaux. Mais la proposition de la ministre de la Santé de diminuer le nombre de maternités et donc d'augmenter le nombre d'accouchements par hôpitaux nous semble surtout répondre à des objectifs budgétaires, au détriment du bien-être des enfants et des mamans", renchérit Ecolo.

"Si la ministre veut réaliser des économies, qu'elle revoie sa politique en matière de médicaments, qui sont trop coûteux et surconsommés dans notre pays", poursuit Laurence Hennuy, députée fédérale Ecolo et membre de la commission Santé de la Chambre.

Par ailleurs, le projet "ne tient manifestement pas compte des spécificités territoriales, notamment au plan wallon, et fait un mauvais usage aux chiffres de l'étude. Des maternités comme celles d'Auvelais, Lobbes, Huy ou Soignies jouent un rôle majeur sur le plan social et médical, car elles sont insérées dans leur bassin de vie", regrette de son côté le député régional Laurent Heyvaert.

"Vouloir à tout prix fixer des critères de rentabilité va dans le mauvais sens. Il faut, au contraire, partir des réalités du terrain et des besoins réels", estime enfin Ecolo qui n'exclut pas de demander au ministre-président wallon, Elio Di Rupo, de saisir, si nécessaire, le comité de concertation.

De son côté, Jean-Michel Javaux, bourgmestre d'Amay, a tenu à donner à la ministre de la Santé son avis sur la question dans un tweet, soulignant que la maternité où sont nés ses quatre enfants était menacée de fermeture.

Jeudi matin, Mme De Block avait déclaré que la fermeture de 17 petites maternités insuffisamment efficientes, comme le préconise le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), "constitue une opportunité pour d'autres domaines des soins de santé". "Nous dépensons actuellement plus d'argent qu'il n'en faut pour les maternités, ce qui laisse moins d'argent que nécessaire pour les autres services de santé", avait-elle affirmé.

Les sages-femmes du nord du pays critiques

L'organisation professionnelle regroupant les sages femmes du nord du pays (VBOV) a réagi de manière critique jeudi au rapport du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). "L'accouchement est réduit ici à un 'acte' qui doit rapporter, sans plus. Seule la quantité est utilisée ici comme mesure de qualité", ont-elles souligné.

"Accoucher est un véritable événement dans une vie qui nécessite plus que des soins médicaux techniques", poursuit l'organisation professionnelle. "Si nous évoluons vers des maternités plus importantes, les accents ne peuvent pas être mis uniquement sur l'efficacité. Donner naissance, c'est bien plus que de l'efficacité. C'est un événement dans une communauté où la famille et les amis peuvent apporter un bon soutien."

L'union professionnelle se dit bien consciente des changements en matière de soins de santé mais souhaite cependant attirer l'attention sur l'impact d'une diminution de l'offre de soins au début de la vie. "Notre société pourrait faire en sorte que chaque femme qui accouche en Belgique soit entourée par une équipe de soignants qui prend le temps pour lui prodiguer les soins qu'elle mérite afin d'assurer la transition vers la parentalité en toute tranquillité", poursuit l'organisation.

L'union professionnelle est également très préoccupée par le sort réservé aux sages-femmes employées dans ces maternités. "Elles sont spécialisées dans les soins à la mère et à l'enfant et ne peuvent pas simplement être déplacées en gériatrie ou dans un autre service infirmier où l'on manque de personnel."

"Tout ce qui semble bon d'un point de vue économique ne l'est pas nécessairement pour le patient", conclut l'organisation.

"Si cette réforme voit le jour, 1 maternité sur 4 fermera ses portes en Wallonie", ce qui aurait de lourdes conséquences tant sur les autres hôpitaux contraints d'absorber la surcharge de travail que sur les futures mamans obligées de parcourir plus de kilomètres pour se retrouver au fil du temps dans des méga-structures impersonnelles, pointe ainsi le groupe PS à la Chambre. "Les maternités doivent rester un service de proximité accessible financièrement et géographiquement pour les citoyens et les citoyennes, et non un produit de rentabilité économique. La qualité des soins pour les femmes et les nouveau-nés doit être au coeur de nos décisions politiques, avec un personnel médical qui travaille dans les meilleures conditions", commente pour sa part la députée socialiste Eliane Tillieux. "L'argument économique pour fermer des maternités, ce n'est pas notre conception de la santé", ajoute-t-elle. "Les écologistes ont toujours été ouverts et même demandeurs de réformes des soins de santé, donnant la priorité aux soins de première ligne et favorisant les synergies entre hôpitaux. Mais la proposition de la ministre de la Santé de diminuer le nombre de maternités et donc d'augmenter le nombre d'accouchements par hôpitaux nous semble surtout répondre à des objectifs budgétaires, au détriment du bien-être des enfants et des mamans", renchérit Ecolo. "Si la ministre veut réaliser des économies, qu'elle revoie sa politique en matière de médicaments, qui sont trop coûteux et surconsommés dans notre pays", poursuit Laurence Hennuy, députée fédérale Ecolo et membre de la commission Santé de la Chambre. Par ailleurs, le projet "ne tient manifestement pas compte des spécificités territoriales, notamment au plan wallon, et fait un mauvais usage aux chiffres de l'étude. Des maternités comme celles d'Auvelais, Lobbes, Huy ou Soignies jouent un rôle majeur sur le plan social et médical, car elles sont insérées dans leur bassin de vie", regrette de son côté le député régional Laurent Heyvaert. "Vouloir à tout prix fixer des critères de rentabilité va dans le mauvais sens. Il faut, au contraire, partir des réalités du terrain et des besoins réels", estime enfin Ecolo qui n'exclut pas de demander au ministre-président wallon, Elio Di Rupo, de saisir, si nécessaire, le comité de concertation.De son côté, Jean-Michel Javaux, bourgmestre d'Amay, a tenu à donner à la ministre de la Santé son avis sur la question dans un tweet, soulignant que la maternité où sont nés ses quatre enfants était menacée de fermeture. Jeudi matin, Mme De Block avait déclaré que la fermeture de 17 petites maternités insuffisamment efficientes, comme le préconise le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), "constitue une opportunité pour d'autres domaines des soins de santé". "Nous dépensons actuellement plus d'argent qu'il n'en faut pour les maternités, ce qui laisse moins d'argent que nécessaire pour les autres services de santé", avait-elle affirmé.L'organisation professionnelle regroupant les sages femmes du nord du pays (VBOV) a réagi de manière critique jeudi au rapport du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). "L'accouchement est réduit ici à un 'acte' qui doit rapporter, sans plus. Seule la quantité est utilisée ici comme mesure de qualité", ont-elles souligné."Accoucher est un véritable événement dans une vie qui nécessite plus que des soins médicaux techniques", poursuit l'organisation professionnelle. "Si nous évoluons vers des maternités plus importantes, les accents ne peuvent pas être mis uniquement sur l'efficacité. Donner naissance, c'est bien plus que de l'efficacité. C'est un événement dans une communauté où la famille et les amis peuvent apporter un bon soutien." L'union professionnelle se dit bien consciente des changements en matière de soins de santé mais souhaite cependant attirer l'attention sur l'impact d'une diminution de l'offre de soins au début de la vie. "Notre société pourrait faire en sorte que chaque femme qui accouche en Belgique soit entourée par une équipe de soignants qui prend le temps pour lui prodiguer les soins qu'elle mérite afin d'assurer la transition vers la parentalité en toute tranquillité", poursuit l'organisation. L'union professionnelle est également très préoccupée par le sort réservé aux sages-femmes employées dans ces maternités. "Elles sont spécialisées dans les soins à la mère et à l'enfant et ne peuvent pas simplement être déplacées en gériatrie ou dans un autre service infirmier où l'on manque de personnel." "Tout ce qui semble bon d'un point de vue économique ne l'est pas nécessairement pour le patient", conclut l'organisation.