Cette année, pour rester dans le vent, la Panda s'électrifie partiellement. Elle se décline en variante " micro- hybride ", qui associe un petit moteur à essence et un alterno-démarreur capable de transformer l'énergie dissipée à la décélération en électricité, pour donner un coup de fouet au moteur thermique lors des accélérations, tout en réduisant la consommation. Une " hybridation légère ", comme on dit dans le jargon ca...

Cette année, pour rester dans le vent, la Panda s'électrifie partiellement. Elle se décline en variante " micro- hybride ", qui associe un petit moteur à essence et un alterno-démarreur capable de transformer l'énergie dissipée à la décélération en électricité, pour donner un coup de fouet au moteur thermique lors des accélérations, tout en réduisant la consommation. Une " hybridation légère ", comme on dit dans le jargon car la voiture ne peut jamais rouler uniquement à l'électricité. Nous avons découvert le modèle dans le centre-ville de Bologne. Grâce à sa taille de guêpe, l'engin s'y faufile agilement, entre éclats de klaxons, poings levés et queues de poisson. Le petit moteur électrique apporte un surcroît de peps bienvenu à bas régime. Hors agglomérations, par contre, cette petite Fiat avoue vite ses limites, tant en matière de puissance que de suspensions, trop souples. C'est donc dans la cité que la Panda révèle ses qualités. On apprécie aussi son rapport encombrement/espace intérieur. L'habitacle cubique est fonctionnel et peut même disposer d'une banquette arrière coulissante, pour jongler entre habitabilité arrière et volume de coffre. A l'avant, la planche de bord se creuse de vastes rangements mais se couvre de plastiques peu valorisants. Contrairement à sa soeur la 500, cette Panda ne fait pas de chichis et ne mise pas sur l'esthétique. Elle se veut pratique avant tout. Une " beauté intérieure " qui s'apprécie au quotidien. Le seul vrai défaut de cette version hybride est d'être privée de boîte automatique. Pour le reste, on doit bien admettre que cette petite Fiat est une citadine idéale, digne de son ancêtre quadragénaire.Par Olivier Maloteaux.