Avec une alternance de grosses averses et de périodes ensoleillées, la météo a joué avec les nerfs des concurrents ce vendredi à Gran Canaria. Pour s'en sortir au mieux, il fallait miser lors des deux boucles sur les pneus pluie, les nouveaux Michelin s'en sortant le mieux.

Hélas, notre compatriote Greg Munster a deux fois joué de malchance en s'élançant en slicks : « Le matin, quand on a eu l'info que la pluie qui s'était arrêtée revenait, nous venions de quitter le parc d'assistance, » regrettait-il. « Résultat, on a fait de la survie avec nos gommes dures. Il n'y avait aucune adhérence, c'était l'enfer. Je ne sais déjà pas comment on a pu finir la boucle sans sortir. »

Quarante-quatrième à plus de quatre minutes, notre compatriote prenait le risque de repartir avec les gommes pour temps sec dans l'après-midi. « Quand j'ai vu notre rival Oliver Solberg chausser les pluie, j'ai pensé que nous devions impérativement prendre le pari des slicks. C'était notre dernière chance de remonter au classement et de combler notre retard sur lui qui avait fait le bon choix le matin. »

Hélas, si ce choix s'avérait judicieux pour les deux premiers tronçons de la boucle où le pilote Hyundai Belgique signait deux sixièmes chronos, les meilleurs en Juniors, la pluie faisait sa réapparition sur la ligne de départ de l'ES7. « Et le pire est que la douzaine de concurrents partie devant nous a encore bénéficié d'une route quasi sèche. C'est vraiment pas de bol. Mais c'est le rallye, » philosophait Grégoire remonté avant la dernière spéciale show du jour à un anecdotique 26e rang, à 4'20 du nouveau leader local Ivan Arès sur son i20 R5 et plus de deux minutes d'Oliver Solberg, septième au classement général et surtout deuxième en Junior derrière l'espoir français Adrien Fourmaux assisté de notre Renaud Jamoul national.

Les carottes sont donc quasiment cuites pour le Belgo-luxembourgeois qui ne peut plus qu'espérer un abandon du Norvégien samedi lors de la deuxième boucle de 8 spéciales pour tresser les lauriers en Junior : « On va continuer à rouler, on ne sait jamais. De toute manière, on n'est pas venus ici pour se promener. On n'a plus rien à perdre. On espère juste connaître un peu plus de réussite qu'aujourd'hui. »

Ce ne devrait pas être trop difficile...