logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Belgium

Elisa, 29 ans et enceinte, tuée par des chiens: ce que l’on sait sur la chronologie des faits… (vidéo)

Elisa Pilarski, une femme âgée de 29 ans enceinte de six mois d’un petit Enzo, a été tuée par des chiens dans la forêt de Retz dans l’Aisne, le samedi 16 novembre dernier, alors qu’elle promenait le sien dans un secteur où était organisée une chasse à courre.

Deux mois après les faits, les résultats de l’autopsie de son corps ont été donnés par le procureur de Soissons. Une analyse minutieuse qui a permis de préciser que le décès avait eu lieu entre 13h et 13h30, tout en confirmant que la jeune femme était bien morte des suites de morsures de plusieurs chiens : « Le décès a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d’autres post mortem. »

Voilà ce que révèle la chronologie des faits :

Comme l’expliquent nos confrères de l’Union, l’enquête doit maintenant déterminer quels sont les chiens qui ont attaqué Elisa Pilarski et à qui ils appartiennent. Des prélèvements ont d’ailleurs été effectués. Les résultats des prélèvements, notamment salivaires, effectués sur les 67 chiens (les 62 de l’équipage du Rallye la Passion qui chassait à Saint-Pierre-Aigle et les cinq du couple Pilarski-Ellul) sont toujours attendus. Ils pourraient être dévoilés en février, selon la maman de la victime. Christophe Ellul, l’ex-compagnon d’Elisa, aurait fait appel à deux avocats pour défendre son chien.

Pour l’heure deux pistes sont écartées par les enquêteurs. Celle de Christophe Ellul, le compagnon de la victime, dont les déclarations faites le jour des faits coïncident avec les constatations établies par les enquêteurs sur le terrain et celle du promeneur et de son malinois qui ont été identifiés.

La meute de la chasse à courre libérée avant le début de la chasse ?

Les participants à la chasse à courre sont formels : la chasse au chevreuil n’a débuté le 16 novembre dernier qu’à 13h28. « En atteste une photo du début de la chasse que nous avons remise à la gendarmerie ce jour-là, où l’on sonne la fanfare de la chasse et où les cavaliers n’ont pas leurs bombes sur la tête. Les chiens n’ont pas été sortis avant », assure Jean-Michel Camus, l’un des membres de l’équipage le Rallye La Passion. Selon lui, les chiens de chasse ne peuvent donc être ceux qui ont sauvagement tué Elisa Pilarski car celle-ci est décédée entre 13heures et 13h30.

Cet alibi fonctionne si les 21 chiens n’ont pas été sortis du camion avant 13h28. Mais des zones d’ombre demeurent sur l’emploi du temps de la meute, comme l’écrivent nos confrères français de L’Union, qui ont retracé la chronologie des événements.

On sait désormais que les chiens ont quitté Faverolles une demi-heure avant les cavaliers. Rappelons qu’en ce jour de Saint-Hubert, une messe avait été célébrée à 10h30 dans le village de Faverolles où est situé le siège du Rallye La Passion. À l’issue de cette cérémonie religieuse, vers 11 h 30, le prêtre bénissait les chiens, des Poitevins, et un banquet était offert aux habitants du village. Le camion, transportant les 21chiens de la meute, quittait les lieux avant les cavaliers, vers midi, en direction de la ferme. Là-bas, deux chevaux ont été chargés dans le van qui a été attelé au camion. D’après Jean-Michel Camus, il était conduit par le maître d’équipage, accompagné de son salarié, le piqueux.

Cette manœuvre terminée, l’attelage aurait quitté Faverolles en direction du carrefour du Conservateur, en forêt de Retz non loin de l’endroit où le corps de la jeune femme enceinte a été découvert par son conjoint. Plusieurs itinéraires sont possibles entre la ferme et cet endroit en forêt, soit en passant par une route forestière carrossable depuis la D2 (12km), soit en passant par Saint-Pierre-Aigle. Il faut une vingtaine de minutes pour faire ce trajet. Le rendez-vous est fixé à 13heures.

La version de Jean-Michel Camus est toutefois contredite par un suiveur présent aussi ce jour-là. Selon ce dernier, le piqueux serait parti seul à bord du camion pour récupérer les chevaux à la ferme, le maître équipage quittant Faverolles avec les autres chasseurs vers 12h30.

Sur place, le responsable de la meute, pris de nausée et de vomissements, renonçait à participer à cheval à la chasse et suivait la chasse à bord d’un véhicule. Au sein de l’équipage, ce dernier éduque et entraîne la meute. Valet de chiens à cheval, il la suit habituellement lors de la traque du chevreuil. Son rôle dans la chasse est indispensable.

En ce jour important pour les chasseurs, pour ne pas gâcher la fête, le maître d’équipage remplaçait son salarié et décidait de prendre la responsabilité des chiens, enfermés dans le camion depuis midi. Si la chasse a débuté à 13h28, les a-t-on laissés si longtemps dans la fourgonnette ? Quelqu’un a-t-il pris l’initiative d’ouvrir les portes pour qu’ils se dégourdissent les pattes avant le début de la chasse et dans la confusion puisque le piqueux était défaillant ?

En attendant de savoir si la meute de l’équipage du Rallye La Passion est dégagée ou non de toute responsabilité dans la mort d’Élisa Pilarski, chiens et cavaliers sont depuis le 16novembre « au repos forcé  », selon Jean-Michel Camus. « C’est une consigne que nous a donnée la justice. Ils ont une cour fermée pour s’ébattre. »

Themes
ICO