Communes, zones de police, parquet, opérateurs de mobilité, associations de citoyens de la capitale ont répondu présents en nombre, jeudi, au lancement des États généraux de la Sécurité routière organisés par Bruxelles Mobilité.

L'événement a été mis à profit par les autorités régionales pour lancer une mobilisation autour de l'objectif d'une ville "0 tué et blessé grave" à atteindre à Bruxelles d'ici 2030. Il a constitué à cette fin le point de départ du processus de construction d'un plan d'actions régional 2021-2030.

Selon Bruxelles Mobilité, de nombreuses actions ont été réalisées ou sont en cours dans le contexte du plan précédent (2011-2020): aménagements spécifiques de voiries, brevet du piéton dans les écoles, communication ciblée sur les lieux de sortie, installation de caméras pour contrôler le respect des feux rouges,...

Mais c'est loin d'être suffisant. En 2018 Bruxelles comptait encore 4.532 victimes de la route dont 21 tués et 177 blessés graves.

Avec le soutien plus fort du politique et de la société civile, Bruxelles Mobilité souhaite aujourd'hui aller plus loin et "faire de la sécurité routière la priorité n°1".

Pour la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van Den Brandt (Groen), la sécurité routière n'a jamais été "un thème aussi brûlant à Bruxelles. En deux ans, grâce aux Bruxellois et aux groupes d'action citoyens, les esprits ont changé plus que lors les vingt années précédentes. Je suis heureuse que notre accord de Gouvernement établisse explicitement la Vision Zero, car cela n'autorise aucun retard et aucune nonchalance", a-t-elle dit.

Selon la ministre, la Région entend solutionner durant la législature l'ensemble des zones identifiées comme "à concentration d'accidents", en travaillant de concert sur plusieurs axes: vitesse, traversée des piétons, deux-roues motorisés, port de la ceinture (particulièrement les enfants), lutte contre la conduite sous influence, etc.

La priorité sera donnée à l'axe "vitesse" avec la mise à 30km/h de la Région, qui concentre les attentes des acteurs.

Les subsides aux partenaires de la Région (zones de police pour améliorer le contrôle-sanction; communes pour sécuriser les infrastructures) seront augmentés en 2020.