ParaIsaïa Jennart et Stefaan Walgrave, politologues à l'université d'Anvers, ont contribué à préparer le " stemtest19 " offert par plusieurs médias (VRT/De Standaard/RTBF/La Libre). A partir de 64 des questions auxquelles les partis devaient répondre, ils ont constitué deux axes gauche-droite, l'un (l'axe vertical de ce graphique) sur des sujets d'ordre culturel (immigration, racisme, etc.), l'autre (l'axe horizontal de ce graphique) sur des thématiques économiques (fiscalité, pensions, etc.).

Ils ont ainsi pu situer les différents partis du pays, et mesurer l'écart entre les programmes électoraux de ceux-ci. Le fossé doctrinal entre le PS et les partis de la droite flamande, qu'elle soit nationaliste, extrême ou libérale, est abyssal. Le PS, dont le programme du PTB était très proche, était le parti le plus à gauche sur les axes économique et culturel. Et aucun parti belge n'est plus éloigné de la première formation francophone que... la première formation flamande, la N-VA, dont les positions sont les plus à droite de tout l'échiquier politique.

Difficile d'imaginer que des visions du monde aussi éloignées puissent sceller le moindre compromis, exclusives ou pas. L'écart est moindre, mais toujours important, entre les réponses des socialistes francophones et les libéraux flamands, moins fermés que la N-VA sur les questions culturelles tout en partageant ses revendications économiques et, bien sûr, entre PS et Vlaams Belang. Comme toutes les autres formations francophones, le PS se situe plus à gauche que son parti frère flamand, le SP.A : sans doute le PS tire-t-il la Wallonie à gauche et la N-VA tire-t-elle la Flandre à droite. Mais l'électeur moyen flamand comme l'électeur moyen wallon, eux, se retrouvent presque côte à côte, tout près de la position la plus centrale.

ParaIsaïa Jennart et Stefaan Walgrave, politologues à l'université d'Anvers, ont contribué à préparer le " stemtest19 " offert par plusieurs médias (VRT/De Standaard/RTBF/La Libre). A partir de 64 des questions auxquelles les partis devaient répondre, ils ont constitué deux axes gauche-droite, l'un (l'axe vertical de ce graphique) sur des sujets d'ordre culturel (immigration, racisme, etc.), l'autre (l'axe horizontal de ce graphique) sur des thématiques économiques (fiscalité, pensions, etc.). Ils ont ainsi pu situer les différents partis du pays, et mesurer l'écart entre les programmes électoraux de ceux-ci. Le fossé doctrinal entre le PS et les partis de la droite flamande, qu'elle soit nationaliste, extrême ou libérale, est abyssal. Le PS, dont le programme du PTB était très proche, était le parti le plus à gauche sur les axes économique et culturel. Et aucun parti belge n'est plus éloigné de la première formation francophone que... la première formation flamande, la N-VA, dont les positions sont les plus à droite de tout l'échiquier politique. Difficile d'imaginer que des visions du monde aussi éloignées puissent sceller le moindre compromis, exclusives ou pas. L'écart est moindre, mais toujours important, entre les réponses des socialistes francophones et les libéraux flamands, moins fermés que la N-VA sur les questions culturelles tout en partageant ses revendications économiques et, bien sûr, entre PS et Vlaams Belang. Comme toutes les autres formations francophones, le PS se situe plus à gauche que son parti frère flamand, le SP.A : sans doute le PS tire-t-il la Wallonie à gauche et la N-VA tire-t-elle la Flandre à droite. Mais l'électeur moyen flamand comme l'électeur moyen wallon, eux, se retrouvent presque côte à côte, tout près de la position la plus centrale.