Les faits

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l'église Notre-Dame et une troisième, sérieusement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s'était réfugiée. Plusieurs personnes ont été blessées jeudi à Nice, dans le sud-est de la France, lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé. Les faits se sont déroulés vers 9h, en plein coeur de Nice.

L'auteur de l'attaque a crié "Allah Akbar" en accomplissant son geste, a-t-on appris de source proche de l'enquête. L'agresseur, qui a été blessé par balle lors de son interpellation, a dit s'appeler "Brahim" et être âgé de "25 ans", a-t-on ajouté de même source.

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De nombreux policiers et pompiers étaient sur place, a constaté un correspondant de l'AFP présent juste à l'extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l'église. Il a pu voir les pompiers emporter une personne sur un brancard dans une ambulance. La circulation du tramway a été arrêtée dans cette zone très fréquentée. "La situation est sous contrôle, il ne faut pas paniquer", a indiqué la police sur place. "Les détonations que vous entendez sont provoquées par le Raid, des services de déminage", a ajouté une porte-parole Florence Gavello, porte-parole de la police. Le Raid et la BRI (brigade de recherche et d'intervention) explorait toujours l'édifice peu avant 11h00, tandis que le quartier était évacué et bouclé.

Avignon: un homme armé abattu par la police, pas de piste terroriste évoquée à ce stade

Un homme a été abattu jeudi à Avignon par la police alors qu'il menaçait des gens dans la rue avec une arme de poing, a indiqué la police qui n'évoque pas pour l'instant de piste terroriste.

Appelée vers 10H00 par un passant signalant qu'un homme équipé d'une arme de poing de type pistolet menaçait des gens, la police est intervenue. "L'homme a foncé sur eux avec son arme et a été tué par les forces de l'ordre", a expliqué un porte-parole de la police d'Avignon. "Il n'y a pas de blessé", a poursuivi cette source.

"Toutes les pistes sont envisagées, mais pour l'instant nous n'avons pas de caractère islamiste", ont indiqué plusieurs sources policières. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

Terrorisme

Le parquet national anti-terroriste a annoncé s'être saisi de l'affaire et avoir ouvert une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". L'enquête a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire et à la direction générale de la sécurité intérieure.

"Je confirme que tout laisse supposer à un attentat terroriste", a indiqué Christian Estrosi, le maire de Nice. Il a demandé que "toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville". "Trop c'est trop, il est temps maintenant que la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-fascisme de notre territoire", a-t-il ajouté.

Arabie: un vigile du consulat français à Jeddah blessé au couteau, un Saoudien arrêté

Un Saoudien a été arrêté après avoir blessé avec un couteau un vigile du consulat français à Jeddah, ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, ont indiqué jeudi les médias officiels saoudiens et l'ambassade de France. "L'assaillant a été appréhendé par les forces de l'ordre saoudiennes immédiatement après l'attaque. Le vigile a été transféré à l'hôpital et ses jours ne sont pas en danger. (...) Nous appelons nos compatriotes en Arabie saoudite à faire preuve d'une vigilance maximale", a écrit l'ambassade française dans un communiqué.

La police de la province de La Mecque, où se situe Jeddah, a indiqué que l'assaillant était Saoudien, mais n'a pas précisé la nationalité du vigile, qui a été légèrement blessé. L'ambassade de France à Ryad a fermement condamné cette attaque. Ni l'ambassade ni les autorités saoudiennes n'ont précisé le motif de l'agression.

Cette attaque intervient dans un contexte de colère au Moyen-Orient contre le président français, Emmanuel Macron, qui a promis que la France ne renoncerait pas aux caricatures du prophète Mahomet, provoquant des appels au boycott de produits français dans des pays arabes.

"Innommable"

La Conférences des évêques de France (CEF) a qualifié d'acte "innommable" l'attaque au couteau qui a fait trois morts dans la basilique Notre-Dame de Nice et souhaité que "les chrétiens ne deviennent pas une cible à abattre".

"Nous sommes émus, très touchés et dans une sorte de sidération devant ce genre d'acte innommable", a déclaré à l'AFP le père Hugues de Woillemont, le porte-parole de la CEF, après l'attaque dans cette ville du sud-est de la France dont s'est saisie le parquet antiterroriste. "Il y a une urgence à combattre cette gangrène qu'est le terrorisme, de la même façon qu'il y a urgence à mettre en place de manière concrète une fraternité dans notre pays", a-t-il ajouté.

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"Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes", a déclaré dans un communiqué à l'AFP Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), après cette attaque qui survient moins de deux semaines après la décapitation d'un enseignant, Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Mais aussi un mois après une attaque au hachoir par un ressortissant pakistanais qui pensait s'attaquer au quotidien Charlie Hebdo. Il avait grièvement blessé deux personnes.

Réunion de crise

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d'une "réunion de crise" à Paris, tandis que l'Assemblée nationale a décidé d'observer une minute de silence en solidarité à l'égard des victimes et de leurs proches. Le Premier ministre Jean Castex a quitté précipitamment l'Assemblée nationale où il était venu préciser le reconfinement pour se rendre à la cellule de crise. Le président Emmanuel Macron s'y rend également à 10H30, a annoncé le palais présidentiel de l'Elysée.

Appel à l'union

Le président du Parlement européen appelle à l'union contre "ceux qui répandent la haine". "Je suis profondément choqué et attristé par la nouvelle de l'horrible attentat de Nice. Cette douleur est ressentie par nous tous en Europe", a déclaré l'Italien sur Twitter.

Nice avait été endeuillée en 2016 par un attentat qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, en pleine fête nationale.

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l'église Notre-Dame et une troisième, sérieusement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s'était réfugiée. Plusieurs personnes ont été blessées jeudi à Nice, dans le sud-est de la France, lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé. Les faits se sont déroulés vers 9h, en plein coeur de Nice. L'auteur de l'attaque a crié "Allah Akbar" en accomplissant son geste, a-t-on appris de source proche de l'enquête. L'agresseur, qui a été blessé par balle lors de son interpellation, a dit s'appeler "Brahim" et être âgé de "25 ans", a-t-on ajouté de même source.De nombreux policiers et pompiers étaient sur place, a constaté un correspondant de l'AFP présent juste à l'extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l'église. Il a pu voir les pompiers emporter une personne sur un brancard dans une ambulance. La circulation du tramway a été arrêtée dans cette zone très fréquentée. "La situation est sous contrôle, il ne faut pas paniquer", a indiqué la police sur place. "Les détonations que vous entendez sont provoquées par le Raid, des services de déminage", a ajouté une porte-parole Florence Gavello, porte-parole de la police. Le Raid et la BRI (brigade de recherche et d'intervention) explorait toujours l'édifice peu avant 11h00, tandis que le quartier était évacué et bouclé. Le parquet national anti-terroriste a annoncé s'être saisi de l'affaire et avoir ouvert une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". L'enquête a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire et à la direction générale de la sécurité intérieure. "Je confirme que tout laisse supposer à un attentat terroriste", a indiqué Christian Estrosi, le maire de Nice. Il a demandé que "toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville". "Trop c'est trop, il est temps maintenant que la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-fascisme de notre territoire", a-t-il ajouté. La Conférences des évêques de France (CEF) a qualifié d'acte "innommable" l'attaque au couteau qui a fait trois morts dans la basilique Notre-Dame de Nice et souhaité que "les chrétiens ne deviennent pas une cible à abattre"."Nous sommes émus, très touchés et dans une sorte de sidération devant ce genre d'acte innommable", a déclaré à l'AFP le père Hugues de Woillemont, le porte-parole de la CEF, après l'attaque dans cette ville du sud-est de la France dont s'est saisie le parquet antiterroriste. "Il y a une urgence à combattre cette gangrène qu'est le terrorisme, de la même façon qu'il y a urgence à mettre en place de manière concrète une fraternité dans notre pays", a-t-il ajouté. "Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes", a déclaré dans un communiqué à l'AFP Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), après cette attaque qui survient moins de deux semaines après la décapitation d'un enseignant, Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Mais aussi un mois après une attaque au hachoir par un ressortissant pakistanais qui pensait s'attaquer au quotidien Charlie Hebdo. Il avait grièvement blessé deux personnes. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d'une "réunion de crise" à Paris, tandis que l'Assemblée nationale a décidé d'observer une minute de silence en solidarité à l'égard des victimes et de leurs proches. Le Premier ministre Jean Castex a quitté précipitamment l'Assemblée nationale où il était venu préciser le reconfinement pour se rendre à la cellule de crise. Le président Emmanuel Macron s'y rend également à 10H30, a annoncé le palais présidentiel de l'Elysée.Le président du Parlement européen appelle à l'union contre "ceux qui répandent la haine". "Je suis profondément choqué et attristé par la nouvelle de l'horrible attentat de Nice. Cette douleur est ressentie par nous tous en Europe", a déclaré l'Italien sur Twitter.Nice avait été endeuillée en 2016 par un attentat qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, en pleine fête nationale.