Nouveau manager du recrutement des arbitres, Alexandre Boucaut évoque son plan.

Les chiffres sont clairs : l’arbitrage francophone ne va pas bien. Alors qu’ils étaient 1 982 en 2016, ils ne sont plus que 1 653 arbitres actifs à l’ACFF en 2019.

Des chiffres qui s’expliquent par une stigmatisation de l’arbitre en cas de mauvais résultat, un manque de reconnaissance et de respect ou une augmentation des violences physiques et verbales.

Les dirigeants de l’ACFF ont décidé de prendre les choses en main pour tenter d’inverser la tendance en nommant Alexandre Boucaut au titre de manager du recrutement des arbitres. Fort de ses 23 ans d’expérience, il a décidé de se consacrer à 100 % à l’arbitrage, qu’il veut redynamiser grâce à un plan d’action ambitieux.

Referee Ambassador

"Le Referee Ambassador est un (ancien) arbitre qui accepte d’encadrer les arbitres dans son club. Sa mission est d’inciter les jeunes à arbitrer des matchs de jeunes de leur club. C’est comme ça que j’ai commencé et c’est le meilleur moyen pour susciter des vocations ou améliorer le respect envers l’arbitre."

Améliorer la communication

"Nous devons moderniser notre communication, notamment auprès des 15-30 ans. Nous devons les toucher directement via les réseaux sociaux ou en proposant de l’e-learning pour suivre les formations."

Un sport-études pour les arbitres

"Les arbitres sont de vrais athlètes et faire carrière dans l’arbitrage est une réalité. Les arbitres professionnels gagnent entre 50 000 et 80 000 euros, preuve qu’il y a moyen de vivre de l’arbitrage. Pour ça, nous devons susciter les vocations mais aussi proposer un accompagnement de qualité."